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   Communiqué de presse n°77 du 28 septembre 2009

 

Déclaration d’Hervé Garnier secrétaire national


Annonces sur les jeunes

La montagne ne doit pas accoucher d’une souris !


 

Nicolas Sarkozy annoncera demain les suites qu’il donne aux mesures du Livre vert sur les jeunes. Parmi les dix propositions de la CFDT reprises dans le Livre Vert, nous espérons que l’accompagnement et les ressources des jeunes feront l’objet de mesures ambitieuses.

  • La mise en place d’un « dispositif jeune actif », proposé par la CFDT lors des travaux de la commission Hirsch. Aucun jeune ne doit se trouver livré à lui-même dans son parcours d’insertion. Une solution doit être proposée à chacun en termes de ressources et d’accompagnement vers l’activité.


 

  • Il faut mettre fin à l’exclusion des jeunes salariés du RSA. L’enjeu est d’aider financièrement les jeunes salariés qui en ont le plus besoin et d’abattre cette limite injuste de 25 ans dans l’accès aux prestations sociales.


 

  • Il faut lutter efficacement contre la précarité du logement des jeunes. Les pouvoirs publics doivent encadrer les loyers et imposer aux propriétaires un « bonus-malus fiscal ».


 

Les pouvoirs publics doivent mettre en œuvre une politique qui protège et accompagne les jeunes, autant qu’elle valorise leurs initiatives dans notre société. La CFDT jugera les annonces présidentielles de demain au travers de ces exigences.

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    Accord Modernisation de la médecine du travail   La CFDT ne signe pas




               Le  Bureau  national  de  la CFDT a décidé de ne pas signer
               l'accord sur la modernisation de la médecine du travail.

               L'accord  en  l'état comporte des avancées, obtenues par la
               CFDT  au  cours de la négociation : pluridisciplinarité des
               équipes  de santé en entreprise, perspectives d'une gestion
               paritaire?  Mais  cela reste insuffisant au regard de réels
               manques et faiblesses :

               ·       non prise en compte des salariés précaires,
               intérimaires, saisonniers, salariés des TPE? ;
               ·       définition trop large de l'inaptitude ;
               ·       espacement de la visite médicale obligatoire à
               trois ans sans garanties significatives?
               Compte   tenu  de  la  situation,  la  CFDT  interpelle  le
               gouvernement  pour  qu'il  légifère  afin  de renforcer les
               dispositifs  de  médecine de travail pour tous les salariés
               et  qu'il  se  saisisse  de  la  question de la démographie
               médicale.

               Nous  participerons à toute consultation pour l'élaboration
               d'une  loi  devenue  nécessaire  pour renforcer le rôle des
               services de santé au travail dans l'intérêt des salariés. 

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Le 23/09/09

"Il vaut mieux former plutôt que licencier"

Dans une interview accordée à CFDT Magazine François Chérèque fait le bilan des mesures anticrise et appelle à des transformations à long terme.

Quelle stratégie la CFDT développe-t-elle pour répondre aux préoccupations des salariés touchés par la crise ?

Nous avons essayé de mettre rapidement en place des dispositifs sociaux adaptés à cette situation exceptionnelle. Mais lorsque j’ai interpellé le Président de la République en janvier sur la nécessité d’aider les salariés des petites entreprises en difficulté, il m’a répondu : « On ne sait pas faire, mais faites-moi des propositions ». A partir de là, et de cette idée simple qu’il vaut mieux former plutôt que licencier, la CFDT a construit sa stratégie en faveur des salariés victimes de la crise. Malheureusement, il y a eu un décalage dans le temps d’environ un semestre entre nos propositions, l’acceptation et la mise en œuvre du gouvernement et de l’administration. Les nouvelles mesures d’indemnisation des chômeurs ont tardé à se mettre en place si bien que certains n’ont pas pu en bénéficier. Quant à l’accord sur la formation professionnelle, il n’a toujours pas été débattu au Parlement. On a tout de même réussi à mettre en place un fonds d’investissement social (Fiso) pour former les personnes qui sont au chômage partiel ou des salariés que les entreprises ne peuvent plus rémunérer. Ces salariés plus qualifiés auront plus de chance de retrouver du travail, et les entreprises auront plus de réactivité avec ces salariés après la crise.

Quel conseil donnerais-tu aux salariés qui se sentent menacés par la crise ?

De s’adresser à la section syndicale CFDT de leur entreprise. Celle-ci obtiendra immédiatement le soutien de son syndicat, de sa fédération, de sa région pour bénéficier des dispositifs anticrise que nous avons obtenus.

Quel bilan peut-on tirer des mesures d’urgence prises pour les salariés les plus exposés ?

Plusieurs centaines de milliers de salariés bénéficient des dispositifs financés par le Fiso, sans compter les initiatives des régions. Une grande partie d’entre eux a ainsi évité le chômage. Il est essentiel de compléter ces dispositifs pour accompagner les jeunes en difficulté. La CFDT a proposé qu’ils bénéficient soit d’une offre de formation, soit d’un emploi aidé, soit d’un tutorat par un salarié senior, ou encore que leur engagement dans une mission de service civique soit facilité. Toutes ces offres doivent faire l’objet d’un contrat. En contrepartie, nous demandons l’accès au RSA pour les moins de 25 ans. Pourquoi un jeune salarié à temps partiel âgé de 26 ans peut-il percevoir le RSA tandis qu’un jeune de 24 ans n’y a pas droit ? C’est une inégalité incompréhensible. Toute personne en difficulté économique doit être aidée, qu’elle ait plus ou moins de 25 ans.

Au-delà des réponses immédiates à la crise, quelles sont les revendications de la CFDT pour transformer à long terme la société ?

D’une part, il est urgent de réintroduire de la justice sociale dans la fiscalité. Depuis une douzaine d’années, tous les gouvernements ont eu la même démarche : solidaire en exonérant les plus pauvres, moins solidaire en réduisant la fiscalité des plus riches. Or, les revenus de l’Etat ne baissent pas. Les classes moyennes subissent donc une pression fiscale plus forte. Il faut supprimer le bouclier fiscal et créer une tranche supplémentaire pour les revenus les plus élevés. L’Etat doit cesser de nous dire qu’il ne peut pas agir sur les bonus dans les banques alors qu’il a un outil, l’impôt, pour reprendre ce qu’il n’arrive pas à contrôler dans les entreprises !

D’autre part, nous voulons réformer le dialogue social dans les entreprises. Aujourd’hui, nous négocions les augmentations de salaires après que la valeur ajoutée ait été répartie entre les actionnaires, l’investissement et les salariés. Nous débattons de l’emploi après que les décisions stratégiques aient été prises sur l’évolution de l’entreprise et ses conséquences sur les plans sociaux. On attribue aux organisations syndicales le rôle de négociateur seulement sur les salaires, ou bien le rôle de pompier quand il s’agit de l’emploi. Nous souhaitons changer ce mode de fonctionnement en créant des lieux de dialogue et de négociation avant que ne soient prises les décisions stratégiques. Une négociation avec le patronat doit s’ouvrir sur cette réforme d’ici la fin de l’année.

Propos recueillis par Didier Blain et Nadège Figarol
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Face à la Crise,

la CFDT propose ...

pour lire le document avec les propositions, cliquer sur le titre.

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La CFDT s’engage,

                              vous défend,

                                                   agit,

                         négocie et obtient des résultats !

 

La CFDT s’engage à vos côtés et vous défend

 

- dans votre entreprise (conditions de travail, salaires, congés, etc.),

 

- dans les organismes sociaux (Sécurité sociale, assurance-chômage, retraites complémentaires, assurance vieillesse...),

 

- aux prud’hommes si besoin (conseils, réseau d’avocats...).
 
La CFDT négocie de nouveaux droits

 

- dans votre entreprise,

 

- dans les branches professionnelles,

 

- aux niveaux national et européen.
 
La CFDT agit

 

- contre les discriminations,

 

- pour la justice sociale,

 

- pour l’insertion professionnelle des jeunes comme des seniors,

 

- pour le droit à une formation tout au long de la vie,

 

- pour des emplois de qualité,

 

- pour l’amélioration des conditions de travail et du pouvoir d’achat,

 

- pour le développement durable,

 

- pour une Europe sociale, etc.
 
La CFDT obtient des résultats

 

- accord sur la modernisation du marché du travail en 2008,

 

- accords sur les accidents du travail et les maladies professionnelles et la diversité dans l’entreprise en 2006,

 

- accords sur l’emploi des seniors, le télétravail et la convention de reclassement personnalisée en 2005.
 
Sans syndicat

 

- pas de contre-pouvoir : pas de négociation sur les salaires, la mutuelle, les congés, la formation, l’égalité professionnelle, etc. ;

 

- pas de comité d’entreprise : pas d’accès facilité aux vacances, à la culture, etc. ;

 

- pas de résultats : un syndicat, c’est utile pour défendre des droits mais aussi pour en conquérir de nouveaux.

 

 

La CFDT exhorte l’État à s’engager en Guadeloupe

Retrouvez l'édito d'Anousheh Karvar, secrétaire nationale de la CFDT, paru dans le numéro 3205 de Syndicalisme Hebdo.

 Anousheh Karvar

 

La stratégie de la CFDT vis-à-vis des territoires d’outre-mer repose sur le principe fondamental du droit des peuples à s’autodéterminer. Ce positionnement nous a conduits à transférer nos responsabilités d’organisation confédérée à des organisations locales autonomes avec lesquelles nous coopérons dans un rapport d’égalité.

La crise que traverse la Guadeloupe et qui semble se propager aux autres départements d’outre-mer est sans doute l’une des plus graves de l’histoire des Antilles des dernières années. Elle révèle les injustices générées par une économie quasi administrée, aggravées par une situation de monopole des grandes entreprises de distribution.

La « vie chère » est une constante de l’outre-mer français. Aucune collectivité n’est épargnée.

Cette situation est due à l’éloignement de la Métropole, faisant peser sur les prix des matières importées des surcoûts liés aux transports et aux taxes.

Les politiques publiques qui se sont succédé ont contribué, par leurs effets pervers, à une évolution exagérée des prix. Les dispositifs censés compenser les coûts générés par la distance ont fait perdre le sens des réalités économiques et sont allés à l’encontre d’une démarche d’autonomie.

La CFDT respecte et soutient l’engagement responsable de son partenaire, l’UIR de la Guadeloupe, dans le collectif LKP qui porte l’ensemble des revendications des habitants de l’île, notamment sur le pourvoir d’achat.

Dans un département où l’écrasante majorité des entreprises est formée de PME de moins de 20 salariés, syndicats et patronat ne peuvent pas, seuls, trouver une solution à l’augmentation des salaires. L’ensemble du secteur privé risque d’être asphyxié.

Le gouvernement s’est engagé à remettre à plat le système d’approvisionnement et de production en Guadeloupe. Pour être menée à bien, cette tâche prendra du temps. En attendant, et de manière transitoire, l’État doit aider les entreprises à débloquer les négociations salariales. Les risques de débordement sont réels, il convient donc d’agir vite.

 

© CFDT (mis en ligne le 17 février 2009)

 


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